Chantier du fort Boyard, des défis hors normes à relever

Le chantier de sauvegarde du fort Boyard franchit une étape supplémentaire. Point sur les travaux en cours.

Les travaux en cours

Actuellement, les équipes du groupement ETPO s’attèlent à la reconstruction de la proue de l'éperon. Un défi de taille : couler 50 m³ de béton pour épouser une forme courbe et conique d'une complexité rare.  

Imagine Prod

La maîtrise technique est mise à rude épreuve avec l'installation de matrices monumentales, jusqu'à 10 mètres de haut pour le havre d'accostage.

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5000 tonnes à faire flotter

Ce chantier ne ressemble en rien à une construction classique. Ces ouvrages sont conçus avec une contrainte de flottaison. L'ingéniosité réside dans le transport : les deux structures (pesant respectivement 4 000 et 5 000 tonnes) sont construites à sec avant de rejoindre le fort après 3 jours de navigation. Auparavant, ils subiront des tests d'étanchéité drastiques avant de prendre la mer.  

Ce défi intense et complexe a déjà reçu un avis favorable et encourageant de l’architecte du patrimoine, ce qui a immédiatement engendré une grande fierté auprès des équipes.

Prochaine étape clé, dans quelques mois : l'ouverture de la cale et la mise à flot.

rappel des travaux prévus pour protéger le fort

Le projet de reconstruction des ouvrages de protection contre la houle du fort Boyard se fait à l’identique du design historique.

Les besoins de travaux sont estimés comme suit :

  • la consolidation/réparation/reprise complète de la risberme tout autour du fort ; et la remise en place sur tout le pourtour du fort des blocs de maçonnerie permettant une réduction de l'énergie de la houle ;
  • la reconstruction de l'éperon : protection du fort contre l'attaque directe de la houle sur la partie nord la plus exposée
  • la reconstruction du havre d'accostage : la protection des affouillements du fort liés à l'accélération de la houle sur la face sud.