Publiée le 27 mars 2020

Actualité

Coronavirus : les collèges ont fait don de leurs denrées périssables

En Charente-Maritime, suite à la fermeture des collèges, les équipes ont contacté des associations caritatives pour venir collecter leurs stocks de nourriture périssable.

© Sébastien Laval

Le 12 mars, suite à l’annonce de la fermeture des collèges, le Département a dû s'organiser pour aider les collèges à gérer leurs stocks de nourriture. Objectif : Zéro perte de denrées alimentaires pour les 48 collèges qui disposent d'un service de restauration.

la course contre le gaspillage alimentaire

Marie-Josée Stankievitch, responsable de la restauration collective du Département explique «Je travaille toute l'année pour la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais dans ce cas précis, il a fallu toutefois s'assurer de la traçabilité des dons et du strict respect des règles d'hygiène.»

Dès le vendredi 13 mars, jour de la fermeture des établissements scolaires, les chefs de cuisine ont revu le menu du déjeuner pour y intégrer un maximum de denrées périssables. L’excédent a été donné à des associations habilitées : Restos du cœur, Banque alimentaire, Secours populaire...

L'exemple du collège Pierre Loti à Rochefort

Stewens Auliers, chef de cuisine au Collège Pierre Loti à Rochefort, a rapidement contacté Les Restos du Cœur, et a pu tout écouler le 13 mars.

Les Restos du cœur sont venus chercher la marchandise le matin pour la redistribuer l’après-midi même, car le lundi suivant, ils fermaient. Tout est parti. On a donné 70 kg de viandes. Mettre tout ça à la poubelle nous aurait fait mal au cœur donc autant en faire profiter les personnes qui en ont le plus besoin, ajoute Stewens Auliers.

Les établissements publics ont aussi bénéficié des dons

Les dons ont continué la semaine suivante, avec quelques difficultés supplémentaires. Marie-Josée Stankievitch explique « Au bout de quelques jours, nous avons rencontré un problème car toutes les associations avaient suspendu les collectes de denrées. La plupart de leurs bénévoles étant des seniors et donc vulnérables face au covid-19, il fallait les protéger. Les consignes ont donc évolué, nous avons demandé aux chefs de déstocker les denrées périssables vers des structures publiques qui restent ouvertes comme les maisons de retraites ou l’Institut-Médico-Professionnel. »