Publiée le 25 novembre 2019

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Marathon de La Rochelle : "À 500 mètres près, ça l’aurait fait !"

La semaine dernière, avant ce 29e marathon de La Rochelle, nous avions rencontré José, charentais-maritime. Retour sur son expérience.

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La semaine dernière, avant ce 29e marathon de La Rochelle, nous avions rencontré José, charentais-maritime qui s'élançait pour son 4e marathon. Retour sur son expérience de ce week-end.

"À 500 mètres près, ça l’aurait fait ! Mon objectif était fixé à 3h33 et tout s’est déroulé comme prévu, à la bonne allure… jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. Un marathon, c’est 42,195 mètres et non 40 ou 42 kilomètres ! Ainsi, à 500 mètres de l’arrivée, j’ai titubé, je me suis écroulé. Je n’ai plus aucun souvenir des 2 derniers kilomètres, j'ai fait ensuite un trou noir de près d’une heure mais voilà ce qui m’a été raconté...

Un collègue du club Union Sportive Aigrefeuille Athlétisme m’a remis debout lorsque je suis tombé mais je ne pouvais plus tenir sur mes jambes, à moitié inconscient.
Des spectatrices qui me connaissaient m’ont aidé à me relever et m’ont encouragé mais je me suis à nouveau écroulé 100 mètres plus loin.

Pris en charge par les secouristes, j’aurai alors refusé d’abandonner et ils m’ont soutenu jusqu’à la ligne d’arrivée. Plus de 10 minutes pour parcourir les 400 derniers mètres.
Je remercie d'ailleurs ces 2 inconnus de m’avoir aidé à franchir cette ligne d’arrivée et obtenir cette médaille tant convoitée.
À plusieurs reprises, ils ont souhaité mettre un terme à mon calvaire mais à moitié inconscient, j’ai réussi à trouver des ressources insoupçonnées pour continuer, et surtout j'ai réussi à les convaincre que je pouvais encore mettre un pied devant l’autre. La ligne franchie, j’ai été pris en charge par le poste de secourisme et mes esprits sont revenus une heure plus tard.

Si vous ne pouvez pas voler, alors courez. Si vous ne pouvez pas courir, alors marchez. Si vous ne pouvez pas marcher, alors rampez. Mais quoi que vous fassiez, continuez d’avancer. Martin Luther King.

Cette phrase de Martin Luther King illustre assez bien mon marathon. Expérience éprouvante mais il faut toujours penser à bien s’alimenter et à bien s’hydrater sur une telle distance. J’ai négligé l’hydratation et le corps n’a plus répondu.

Merci aux bénévoles, aux spectateurs, aux encouragements du club d’Aigrefeuille, à mes amis et ma famille pour leur soutien.

Maintenant, place à la récupération avant d’envisager un prochain marathon au printemps 2020."